
Chine, la démesurée
Éric parlait de la Chine depuis le début, sans vraiment savoir m’expliquer ce qui lui donnait envie. De mon coté, je l’avais noté avec un grand point d’interrogation (le point d’interrogation étant ma façon de dire à Éric, « spontanément, ce n’est pas en Chine que je rêve d’aller mais je ne suis pas fermée »). La Chine ne m’attirait clairement pas pour être honnête. Je dirais que cet immense pays surpeuplé me donnait même plutôt le vertige rien que d’y penser, avec une légère touche de répulsion (trop de monde, trop de contradictions, trop de corruption, trop de tout… Mais pourquoi pas… si Éric y tient tellement, je reste open (gardons à l’esprit qu’il a fait l’énorme effort de me dire oui pour la Polynésie 🙄🙄🙄).
Après notre grande pause balinaise, il a fallu se bouger et se motiver à reprendre notre route. Pas facile de quitter tout ce petit monde avec qui on a vécu pendant presque 7 semaines et le confort d’être posés, il faut l’avouer. Dire au revoir à la famille a été tout aussi émouvant. Le retour de la vie à deux sur la route nous demandera (surtout à moi j’ai cru comprendre) quelques petits efforts 😅.
Mais on va où du coup ?? C’est le début des moussons un peu partout en Asie du Sud Est et il est temps de quitter l’Indonésie, qui entre pourtant dans la période plus sèche et moins chaude.
» Tu as envie de quoi toi ? », me demande Eric.
Moi j’ai envie de voir carrément autre chose. Profiter d’être là pour aller là, alors que je n’y viendrais peut être pas de la France (ou peut être que si qui sait 😉). Après 10 mois de voyage, c’est comme si c’était un peu égal. On a déjà vécu tellement de choses, tellement différentes ! La question à ce stade est plus de savoir où le vent peut-il nous porter ??? Tout sera bien pour ces derniers mois, où qu’on aille et quoi qu’on fasse. Mais il faut quand même se décider et bouger 😅 !
Le Japon ne faisait pas partie de notre liste d’envies. Enfin si pourquoi pas mais c’est une destination chère et on pensait rester bien plus au Sud de l’Asie. Et pourtant, tout le monde nous en parle du Japon ! Certains copains qui vivent à Bali y sont allés et ont adoré. D’autres copains français ont fait le déplacement et sont restés scotchés. Des tourdumondistes croisés au détour d’un chemin nous ont aussi partagé leur émotion à la visite de ce pays incroyable.
« Qu’est ce qu’on fait chéri ?? Le vol est à 200 balles ! On fait les fous et on y va ?? On serait quand même bêtes de ne pas y aller à ce prix-là hein ?? Allez, top-là ! C’est parti ! ».
Ah mince c’est juste la golden week au Japon, du 29 avril au 6 mai. Mais c’est quoi déjà la golden week ? Quelques rares jours de vacances accordés aux Japonais. Et les Japonais partent en vacances… au Japon ! C’est alors une semaine bondée de monde un peu partout, où tout est full avec des prix qui s’affolent ! Pas possible pour nous qui avons une capacité d’anticipation de 48 heures dans le meilleur des cas 😅. Et pas question de se faire trucider financièrement pour des choix par défaut.
« Bon on fait quoi alors ? On décale ? Mais on va où entre temps ? Y’a quoi sur le chemin entre Bali et le Japon ? Ben la Chine tiens 😉. Allez go ! C’est parti pour la Chine ! À 150 € le vol, bagage compris, on ne va pas se priver ! Côté visa, encore un sacré coup de poker, les Français ont droit à 15 jours sur le territoire chinois sans visa au titre d’une décision expérimentale pour un an prise par le gouvernement chinois juste quelques mois auparavant. On va donc se caler là-dessus et partir pour le Japon ensuite !
15 jours, c’est peu, surtout dans un pays aussi grand que la Chine. On va donc aller à l’essentiel en choisissant quelques sites qui nous semblent incontournables. Avec les longs trajets et l’organisation pas toujours facile sur place, ce sera 15 jours intenses, sans grande marge de manœuvre pour se laisser aller au gré du vent…
Le Sud de la Chine est magnifique parait-il mais on a fait l’extrême Nord Vietnam, en frontière chinoise, alors on s’est dit qu’on allait sans doute voir un peu les mêmes paysages. Et pour moi, qui n’étais pas attirée par la Chine, s’il y a bien une chose que je voulais absolument voir en Chine, c’est la Grande Muraille ! Et c’est parti pour démarrer notre aventure chinoise à Shanghai !
Shanghai

Le choc culturel n’aura pas lieu à Shanghai. Sans doute la plus occidentale des villes chinoises. La plus chère aussi !
C’est propre, c’est relativement calme en circulation routière, des vélos sont partout à disposition. Les rues sont remplies de passants, nuits et jours.
On sent l’opulence, l’aisance et le luxe. Des Jaguar, des Porsche, des Ferrari, des Bentley, des Lamborghini ou des voitures chinoises de dernière technologie qu’on ne connait pas encore passent régulièrement sous nos yeux. Beaucoup de grands centres commerciaux et de boutiques de luxe. On a vraiment beaucoup de mal à se dire qu’on est dans un pays communiste…
Plus dans nos goûts, un marché de printemps, et les éternuements qui vont avec (le printemps, pas le marché 😂). C’est vert avec de grands arbres partout et des allées de platanes. Dans les parcs, les gens dansent le soir, par groupes thématiques. C’est très sympa ! Les buildings, qui me donnent le vertige en journée se font les amis de la nuit. Tout illuminés, ils sont presque beaux. L’air est sec, doux et ensoleillé. Un printemps comme chez nous, c’est très agréable après les chaleurs moites et étouffantes de Bali.






Au milieu des gratte-ciel, des centres commerciaux et les rues animées de Shanghai, le temple bouddhiste Jing’an, littéralement « temple de la paix et de la tranquillité », se veut lien entre tradition ancestrale et modernité dévorante. Construit il y a 2000 ans, il a été déplacé il y a 1800 ans puis enfin reconstruit il y a une quarantaine d’années. Notre découverte du temple se sera limitée à sa contemplation extérieure, sous tous ses angles, de jour et magnifiquement illuminé de nuit, profitant de la vue plongeante qu’offrait notre chambre d’hôtel. La foule permanente qui grouille en son antre toute la journée aura eu raison de notre motivation à le visiter, qui s’est envolée à mesure que la fourmilière grossissait.






Shanghai, « la perle de l’Orient », est hallucinante, démesurée, frénétique ! Elle est aussi étourdissante qu’assourdissante et épuisante. L’exploration de Pudong et du Bund en soirée a été une expérience forte et intense. Presque suffocante. Je ne m’y attendais pas.
Quand tu es pris dans l’assaut de la foule, comme dans une fourmilière de 30 millions d’individus, tu remercies ta grande taille, qui te permet de happer l’air au-dessus des autres, et tu te dis qu’un certain nombre d’enfants doivent périr dans l’expérience, asphyxiés, à moins que naître ici ne leur procure l’immunité nécessaire à la survie dans cette foule chinoise.






Première impression assez frappante, les Chinois ne sont pas avenants. Moi qui souris à tout le monde, salue et remercie à tout bout de champ (j’ai du être Balinaise dans une autre vie ❤️), je m’en suis pris des vents ! Beaucoup de regards aussi, appuyés ou en biais le plus souvent. Ils parlent fort et on dirait qu’ils se hurlent dessus quand ils échangent. La langue est très gutturale, avec presque une certaine forme d’agressivité dans leur expression. Ça fait bizarre. Ils sont bruyants et… ils crachent de gros molards, cherchés bruyamment au fin fond de leurs entrailles… Ça aussi ça fait bizarre…
Quelques beaux sourires quand même heureusement, quelques personnes très gentilles, les regards intrigués d’enfants, qui n’ont probablement jamais vu d’européens de leur vie, encore moins blonds aux yeux bleus. En réalité, les touristes en Chine sont Chinois ! Le pays est tellement grand qu’ils n’auront pas assez d’une vie pour visiter leur propre pays. Et il semble que les occidentaux préfèrent d’autres destinations que la Chine.
Les jeunes Chinois qui parlent anglais nous ont souvent aidés spontanément, surtout dans les transports. Les Chinois ne sont donc pas tous mal polis et désagréables 😅. Mais ça crache bruyamment quand même un peu partout 😅.
Ce qui est troublant aussi, c’est le contrôle de l’information. Google est interdit et sur bing.com, il est clairement noté que certains contenus ont été supprimés ou sont inaccessibles. Ça nous a rappelé Cuba, où la circulation de l’information était aussi sous haute surveillance avec beaucoup de contenus et d’applications interdits.
Que de contrastes et de contradictions. C’est déstabilisant de voir que le développement économique hallucinant de la Chine, qui implique nécessairement une large ouverture au monde, reste compatible avec un système communiste de contrôle et de répression. Le libéralisme croissant se ressent pourtant. La structure socioprofessionnelle même du Parti Communiste Chinois se transforme avec la prise en compte nécessaire des élites non-communistes. Transformation et corruption du PCC qui s’éloigne du parti de masse au profit d’un parti de cadres ou tout du moins de classe moyenne. L’idéologie est laissée pour compte, au profit du pragmatisme et de la recherche de l’enrichissement personnel. Une sorte de cynisme généralisé, facteur corrompu de promotion sociale, empêchant à tout prix une diminution des effectifs, qui équivaudrait à un recul de l’emprise du PCC sur la société et qui conduirait in fine, à sa chute. Un tel système n’est-il pas forcément voué à l’implosion ?
Au vu du nombre de choses qui m’ont interpellées après seulement 3 jours en Chine, je me dis que le choc culturel a finalement peut être quand même déjà eu lieu à Shanghai 😅. Et je ne parle pas que de l’énorme Boutique M&Ms de dingue dans laquelle on est entrés en allant vers le Bund ! (juste pour regarder évidemment 🙄).





Huangshan
Direction Huangshan et les montagnes jaunes en train.
« Tu vas être contente ma chérie, c’est un village : 1,5 millions d’habitants seulement 😂 ».

Mention spéciale pour le petit hôtel Mild Spring et ses hôtes adorables qui ont été d’une aide précieuse pour organiser nos visites. Ils parlaient à peu près anglais, ce qui est très rare dans le pays. Parfaitement situé dans les ruelles du centre, c’était impeccable pour arpenter le vieux centre à pied, et la vieille rue Tunxi, charmante rue animée où des tas de boutiques se sont installées dans d’anciens bâtiments. Très touristique mais très sympa et agréable en soirée. Du monde mais pas la foule oppressante du Bund 😅.









Visite des villages traditionnels de Xidi et Hongcun. Charmante échappée à Xidi, plus petit et moins touristique. Avec ses étendues d’eau et sa centaine de maisons traditionnelles de l’époque féodale aux murs blancs et aux toitures noires, on y vit un petit voyage reposant hors du temps en se perdant à travers ses ruelles étroites.













Puis les montagnes jaunes de Huangshan le lendemain. Lieu grandiose de nature. J’aurais sans doute préféré aller à Zhangjiajie, avec ses pics carstiques qui ont inspiré James Cameron dans Avatar. Mais le lieu n’est pas fait pour les personnes souffrant de vertige (Éric donc) et souffrant des genoux (Éric aussi). Sans être vraiment sûrs que ça irait, on a donc tenté notre chance aux montagnes jaunes. Éric a pris sur lui dans le téléphérique et ses genoux ont pris sur eux dans les milliers de marches que nous avons affrontées.
Très belle journée de nature sous un soleil radieux. C’était la journée idéale après 2 jours de pluie et de grisaille.










Xi’an

Direction Xi’an. A contrecœur, on a dû prendre l’avion pour la rejoindre dans notre timing serré.
Petite bourgade de 8 millions d’habitants… 😂.
Une fois encore, il était essentiel pour nous de cibler le vieux centre pour pouvoir faire un maximum de choses à pied. Emplacement parfait près de la Bell Tower et du quartier musulman, où il règne une ambiance incroyable le soir. Les boutiques et les restos sont collés les uns aux autres. On a envie de tout goûter, avec quelques réticences pour moi. Tellement de viande partout ! Mais aussi tellement de trucs intrigants qui ont l’air bons !






Ambiance Dysneyland autour de la Grande Pagode de l’oie sauvage. Le site est beau mais envahi de touristes chinois. Les jardins alentours sont remplis de femmes en tenue traditionnelle, photographiées sous toutes les coutures. Ce qui est drôle, les voir dans leur tenue d’une autre époque, smartphone à la main et baskets compensées aux pieds 😂. J’aurais aimé assister au spectacle des fontaines musicales mais le lieu était bondé et la musique chinoise criarde. On a préféré retourner au marché musulman pour manger local et épicé !






Mention très spéciale pour les nouilles Biang Biang ! Grande spécialité du coin à goûter absolument.
Ces nouilles larges de 3 cm environ, tirées à la main et pouvant atteindre un mètre, symbolisent l’essence même de la cuisine du Shaanxi. Caractérisées par leur texture moelleuse, les nouilles Biang Biang sont servies avec une sauce épicée et savoureuse, agrémentée de légumes et d’huile de chili. Le caractère « Biang » est l’un des plus complexes de la langue chinoise, ce qui témoigne de l’importance culturelle de ce plat. Surtout quand on pense que ce nom a été donné de par le bruit que fait la pâte lorsqu’elle est tapée sur le plan de travail pour être étirée (franchement, moi j’entendais plutôt clac clac mais bon 😂).
Moi j’ai surtout aimé l’autre traduction de ce plat, inscrite sur la carte (et oui, je suis bilingue 😂) ! « Partout sur le visage » et je confirme !!! J’aurais pu dire aussi « partout sur le tee-shirt » parce qu’il faut choisir ce que tu vas sacrifier ! Soit tu essaies de manger dignement, la tête haute, et tu ne peux tout simplement pas sauver ton tee-shirt de la sauce épicée rouge et grasse. Soit tu manges « à la chinoise », tête dans le bol, et tu t’en mets effectivement « partout sur le visage » !

Visite de la grande armée de soldats de terre cuite. Impressionnant ! Les dirigeants ont vraiment tous un pète au casque… Avant Qin Shihuang, les précédents empereurs faisaient enterrer vivants leurs proches conseillers et militaires autour de sa tombe. Pour être sûr d’être encore bien conseillés et protégés dans l’au-delà… au moins, ce tyran-là a épargné les vivants, même si son projet était tout aussi fou.
Des milliers de guerriers et de chevaux fabriqués à taille humaine et disposés et enterrés selon les règles strictes d’un livre ancien sur l’art de la guerre. Chaque guerrier possède un visage et une expression propre, comme s’ils étaient la reproduction de vrais individus.
Un mausolée de 51 km2 quand même ! 700.000 hommes venus de toute la Chine auraient travaillé à l’édification de ce tombeau. On raconte même que les artisans qui ont œuvré à la construction de cette véritable cité souterraine auraient été emmurés à l’intérieur pour qu’ils ne puissent pas en dévoiler les secrets. Tous un pète au casque je vous le dis !!!








La Grande Muraille (Jinshanling)
Une journée entière de transport pour rejoindre la Grande Muraille ! Elle se mérite ! Surtout les sections éloignées désertées des touristes. Entre métro, train, bus et taxi, on en a vu du pays ! Sans jamais être vraiment sûrs qu’on allait finalement arriver à destination 😅.

Mention spéciale pour notre logement à Simatai où tout était parfait ! Chambre magnifique et raffinée dans un village très calme près de la Grande Muraille. Petit déjeuner délicieux avec différents pains faits maison. Une intendante souriante aux petits soins pour nous qui étions les seuls visiteurs. Une fondue chinoise typique le soir. Pour nous, habitués à la fondue chinoise de la Tour de Jade à Mulhouse, que de choses bizarres et indescriptibles, que de viande et d’abats… et tellement peu de nouilles et de légumes… disons que ça n’aura pas été le coup de cœur culinaire de la Chine (je veux des nouilles Biang Biang !!!).
Quelle merveilleuse journée sur la Grande Muraille. Ça restera gravé dans nos cœurs et nos mémoires comme un grand moment émotion du voyage et pour sûr, ma plus grande expérience chinoise (juste après les nouilles Biang Biang évidemment 😉).
Nous étions presque seuls sur cette section de la Muraille à Jinshanling. Le temps était ensoleillé et voilé, pour ne pas brûler. Le vent était doux et frais pour ne pas suffoquer. Nous étions deux, chamboulés par cette grandeur. La Muraille était parfaite, impressionnante et passionnante.
Une expérience qui se vit, plus qu’elle ne se décrit. Allez-y !!!












Pekin

Pékin ou Beijing ? Moi je préfère Pékin !
Ambiance encore une fois très différente. Retour dans une grande ville de 22 millions d’habitants, la capitale. Très moderne et dynamique, sauf les infrastructures du métro qui sont vieillissantes.
A nouveau de grands contrastes avec le quartier des Hutong notamment. Ces maisons traditionnelles à cour carrée reliées entre elles dans un dédale de ruelles anciennes vieilles de plus de 800 ans qui s’évaporent, broyées par les pelles mécaniques et emportant avec elles l’âme pékinoise au profit de bâtiments modernes et de centres commerciaux pour construire « une communauté hygiénique ». Grand coup d’accélérateur du Gouvernement dans « la réhabilitation des maisons dangereuses » avec l’accueil des JO de 2008, pour présenter une ville propre et moderne, au détriment de la préservation du patrimoine culturel chinois.
Triste parallèle avec le sujet « quand la Chine déplace les montagnes pour créer des villes ». Des centaines de sommets du grand ouest chinois rasés et aplatis pour y bâtir des métropoles. Mon Dieu mais jusqu’où ira la folie chinoise ? A quand l’implosion ?








La Cité interdite, nous aura été… interdite ! Arrivés trop tard dans l’après midi pour y entrer le dimanche et fermée le lundi… on l’aura donc appréciée de l’extérieur ! Et quand on voit le flux infernal de touristes qui en sortait, et le tournis que ça m’a provoqué, je me suis dit que ce n’était peut être pas plus mal 😅.





Du coup, on est allés flâner dans le parc Zhongshan, magnifique et agréable. Et là, on est tombés par hasard sur un truc absolument incroyable ! Merci la Cité interdite, interdite 😉. Le véritable marché aux fiancés sur la place du peuple. J’en avais entendu parler et ça m’avait beaucoup intriguée mais je n’imaginais pas ce que ça pouvait être en réalité. Des dizaines de parents, exposant des affichettes au format A4 à même le sol, pour vendre les incroyables qualités de leurs fils !!! Tout y est, taille, poids, aspect physique, études, centres d’intérêt et qualités personnelles. Le temps de traduire une ou 2 affiches, on s’est gentiment fait dégager avec nos appareils photos ! D’ailleurs, de photos, il n’y en avait sur aucune affiche ! Quelle drôle de pratique ! Quelle drôle d’expérience pour nous 😅. Serait-on revenu au temps des dots et arrangements familiaux ? Si loin des sites de rencontres de toutes sortes qui pullulent.


En revanche, la place Tian’anmen m’a glacée et vidée de toute énergie. Plus grande place du monde, certes mais alors, quelle ambiance y règne ! Il faisait pourtant beau et doux en cette belle journée de printemps. Une immense place froide sans végétation qui garde en elle l’horreur des événements de 1989, quand les chars ont réprimé dans le sang des centaines d’étudiants et de travailleurs qui luttaient en faveur de la démocratie.
Quand nous présentons nos passeports à l’entrée du Palais d’été, bien plus paisible, la demoiselle nous annonce gentiment que l’entrée d’Eric est gratuite, de par son grand âge 😂😂😂.





Dernière soirée mémorable au resto pour savourer des spécialités pékinoises (canard laqué pour Éric et nouilles à la sauce du vieux Pekin pour moi). Un délice !



Dernière expérience dans la contradiction chinoise à l’aéroport. Nos sacs qui partent en soute bipent… j’ouvre le mien, c’est ok. Eric ouvre le sien, le vide, c’est ok aussi. Il range, le referme, le repasse au scan, il bip à nouveau. Il le rouvre, le vide, et… oh un tout petit briquet GMS offert par Fi à Bali ! L’agent de sécurité, très fier de sa trouvaille, le brandit et nous annonce qu’il le garde, tout en nous laissant nos couteaux… Va comprendre 🙄. On n’a pas trop cherché à comprendre, on est en Chine quand même… Adieu petit briquet GMS 😢.
La Chine, c’est :
- 1 caméra pour 2 habitants
- Un strict contrôle de l’information
- Les identités vérifiées un peu partout dans le pays pour l’accès aux sites touristiques
- Un système politique corrompu (mais chuuuuut, c’est un secret 🤐)
- Des montagnes et des villages traditionnels rasés au profit d’un développement économique démesuré
- Des infrastructures touristiques omniprésentes même sur les sites naturels
- De la foule, du bruit et des crachats
- Des toilettes publiques terrifiantes
Mais la Chine c’est aussi :
- Une expérience très marquante
- Une profonde invitation à la réflexion
- Des sites naturels et historiques époustouflants
- Bien sûr et surtout, des incroyables nouilles Biang Biang !
Et pour finir, un petit aperçu de notre trépidant itinéraire chinois.

A bientôt pour la suite de nos aventures 😘.

Merci de nous avoir fait voyager
avec ce beau récit et ces jolies photos. Au plaisir de vous revoir.
Nous embrassons bien fort.
Véro et Jean-Marie 😘
Merci Vero ! Quel plaisir de savoir que vous aimez nos récits de voyage !
Gros bisous à tout bientôt.